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Recettes de shampoings maison par type de cheveux et personnalisation
Updated: September 1, 2026

Trois approches permettent de fabriquer un shampoing maison efficace : personnaliser une base lavante neutre, formuler un shampoing liquide avec des tensioactifs doux, ou fabriquer un shampoing solide au SCI. Les cheveux secs préfèrent une base enrichie en huiles et aloe vera, les cheveux gras une formule à l'argile, et le solide convient à presque tous les types, une fois la recette ajustée. Le pH cible se situe entre 4,5 et 5,5, et toute préparation contenant de l'eau doit être conservée avec rigueur.
En bref:
- Un shampoing maison adapté dépend du type de cheveux et de leurs besoins spécifiques, comme l'hydratation, le contrôle du sébum ou la douceur pour cheveux colorés.
- La fabrication d'un shampoing solide au SCI offre une option durable, simple à conserver, mais nécessite un respect strict des températures pour éviter la dégradation.
- La personnalisation d'une base lavante neutre permet d'ajuster la formule à tout moment, sous réserve d'utiliser des conservateurs lors de phases avec phase aqueuse.
- La durée de conservation des préparations liquides sans conservateur est limitée à quelques jours, tandis que le shampoing solide se garde plusieurs semaines sans problème.
- Un diagnostic capillaire basé sur l'intelligence artificielle aide à choisir les actifs appropriés pour une recette réellement adaptée aux besoins individuels.
Table des matières
- Quelles recettes de shampoings maison choisir selon votre type de cheveux ?
- Comment fabriquer un shampoing solide maison étape par étape ?
- Shampoing liquide maison : personnaliser une base ou tout formuler soi-même
- Comment faire un shampoing sec maison efficace ?
- Comment choisir des ingrédients sûrs et respecter le bon pH ?
- MyHair.ai peut-il vous aider à affiner votre recette maison ?
- Quelles recettes pour cheveux colorés ou traités chimiquement ?
- Quel est l'impact environnemental des ingrédients de vos shampoings maison ?
- Comment bien conserver un shampoing maison pour éviter toute contamination ?
- Comment adapter une recette selon les besoins du cuir chevelu (pellicules, démangeaisons) ?
- Shampoing maison ou industriel : quels sont les vrais avantages et limites ?
- Le DIY capillaire vaut-il vraiment l'effort au quotidien ?
- Envie d'une routine capillaire vraiment ajustée à vos cheveux ?
- Sources
Quelles recettes de shampoings maison choisir selon votre type de cheveux ?
Le choix d'une recette dépend d'abord de ce que vos cheveux réclament, pas de ce qui semble le plus tendance. Une base neutre certifiée bio reste le point de départ le plus simple : elle sert de socle et vous ajoutez les actifs selon vos besoins.
Pour cheveux secs ou bouclés
Mélangez 100 ml de base lavante neutre, une cuillère à café d'huile végétale (jojoba ou avocat) et deux cuillères à soupe de gel d'aloe vera. Certaines recettes remplacent la base par du savon de Castille dilué pour un rendu plus naturel encore. Utilisez régulièrement, en insistant sur les racines et en laissant poser un moment avant de rincer.
Pour cheveux gras
Une base neutre de 100 ml additionnée d'une cuillère à café d'argile verte et de deux gouttes d'huile essentielle de citron ou de romarin régule le sébum sans agresser le cuir chevelu. L'argile absorbe l'excès de gras dès les premiers lavages, mais un usage trop fréquent peut assécher le cuir chevelu.
Pour cheveux normaux ou mixtes
Restez simple : 100 ml de base neutre, une cuillère à café d'huile de ricin et un hydrolat de lavande à la place d'une partie de l'eau. C'est la formule la plus polyvalente du lot, celle qu'on garde comme référence quand on débute.
Pour cheveux abîmés ou colorés
Les poudres ayurvédiques comme le reetha ou le shikakai infusées dans de l'eau chaude nettoient en douceur tout en nourrissant la fibre. L'inconvénient : cette infusion se conserve à peine deux ou trois jours au réfrigérateur, il faut donc la préparer par petites quantités.
Quelques repères pour ajuster :
- Mousse insuffisante → augmentez légèrement la proportion de base lavante, pas l'eau.
- Cheveux ternes après plusieurs lavages → remplacez l'eau par un hydrolat adapté à votre type de cheveux.
- Cuir chevelu qui tire → réduisez les huiles essentielles et privilégiez l'aloe vera pur.
- Odeur qui change en quelques jours → signe que la préparation a tourné, jetez-la sans hésiter.
Comment fabriquer un shampoing solide maison étape par étape ?
Le shampoing solide au SCI (sodium cocoyl isethionate) reste la version la plus durable en rayon comme en salle de bain : zéro plastique, zéro eau ajoutée, et une texture qui dure des semaines. Le SCI est un tensioactif doux au pH proche de celui du cuir chevelu, ce qui le rend nettement moins agressif que les sulfates classiques.
Ingrédients pour un galet d'environ 90 g
- 60 g de SCI en paillettes
- 15 g de beurre végétal (karité ou cacao)
- 10 g d'huile végétale (ricin ou jojoba)
- 10 g de fécule de maïs ou d'arrow root
- Quelques gouttes d'huile essentielle (facultatif, 10 gouttes maximum)
Matériel : une balance de précision, un bain-marie, un moule en silicone, une spatule.
Étapes
- Faites fondre le beurre et l'huile végétale au bain-marie, à feu doux.
- Ajoutez le SCI hors du feu et mélangez rapidement sans faire chauffer davantage.
- Incorporez la fécule pour lier la pâte, puis les huiles essentielles.
- Versez dans le moule en tassant bien pour éviter les bulles d'air.
- Laissez sécher à l'air libre 24 à 48 heures avant démoulage.
Conseil de pro : Ne dépassez jamais une chaleur douce pendant la fusion : une surchauffe dénature le SCI et donne un galet collant qui ne durcit jamais correctement.
Si le galet reste friable, c'est souvent un excès de fécule. S'il colle à la main, prolongez le séchage à l'air libre dans un endroit sec, jamais dans la salle de bain humide.

Shampoing liquide maison : personnaliser une base ou tout formuler soi-même
Deux chemins existent, et l'un est nettement plus accessible que l'autre. Personnaliser une base lavante neutre reste la méthode la plus simple : vous partez d'une formule déjà équilibrée en pH et vous ajoutez vos actifs.
Personnaliser une base (méthode rapide)
- 100 ml de base neutre
- 5 à 10 % d'actifs (huile végétale, gel d'aloe vera ou hydrolat)
- 5 à 10 gouttes d'huiles essentielles maximum
Formuler depuis zéro (méthode technique)
Les tensioactifs doux recommandés incluent le SCI, le coco-glucoside et le decyl glucoside, tous réputés moins irritants que le sodium lauryl sulfate. Toute formule contenant une phase aqueuse nécessite un conservateur adapté, sans quoi la préparation devient un terrain propice aux bactéries en quelques jours seulement.
Comment faire un shampoing sec maison efficace ?
Le shampoing sec dépanne entre deux lavages sans agresser le cuir chevelu, à condition de bien choisir sa base. Pour cheveux clairs, mélangez deux cuillères à soupe de fécule de maïs et une cuillère à café d'argile blanche. Pour cheveux bruns, ajoutez une cuillère à café de cacao en poudre pour éviter l'effet blanchâtre.
- Appliquez avec un pinceau large, uniquement aux racines.
- Laissez agir deux à trois minutes avant de brosser.
- Limitez l'usage à deux fois par semaine maximum.
- Évitez si votre cuir chevelu est déjà irrité ou qui démange.
Comment choisir des ingrédients sûrs et respecter le bon pH ?
Chaque ingrédient répond à un besoin précis, et les mélanger au hasard donne rarement de bons résultats.
| Ingrédient | Bénéfice principal |
|---|---|
| Huile de jojoba | Hydrate sans alourdir, proche du sébum naturel |
| Huile d'avocat | Nourrit en profondeur les cheveux très secs |
| Beurre de karité | Répare les pointes abîmées |
| Argile verte | Absorbe l'excès de sébum |
| Poudre de shikakai ou reetha | Nettoie en douceur, alternative aux tensioactifs |
Le pH idéal d'un shampoing maison se situe entre 4,5 et 5,5, soit proche de celui du cuir chevelu. Un pH trop élevé ouvre la cuticule et rend les cheveux ternes et cassants sur la durée.
Selon une donnée régulièrement citée dans les tutoriels de cosmétique maison, une préparation aqueuse sans conservateur se garde à peine quelques jours au réfrigérateur avant de devenir un terrain à bactéries. Préférez des conservateurs certifiés COSMOS quand vous préparez de plus grandes quantités, et faites toujours un test cutané au pli du coude 24 heures avant d'utiliser une nouvelle huile essentielle. Certaines huiles essentielles sont déconseillées aux femmes enceintes et aux jeunes enfants, vérifiez systématiquement avant de doser.
MyHair.ai peut-il vous aider à affiner votre recette maison ?
Une recette générique reste un bon point de départ, mais votre cuir chevelu a ses propres besoins. L'analyse par IA de Myhair évalue l'état de vos cheveux à partir d'un scan et suggère les actifs à privilégier ou à éviter. Un résultat montrant un excès de sébum oriente naturellement vers plus d'argile et moins d'huile ; un résultat signalant de la sécheresse pousse vers plus de beurre végétal et d'hydrolat. C'est une piste utile pour transformer une recette générique en formule vraiment personnelle.
Quelles recettes pour cheveux colorés ou traités chimiquement ?
Les cheveux colorés ou défrisés demandent plus de douceur, car la fibre capillaire est déjà fragilisée par le traitement. Évitez les tensioactifs trop décapants et les argiles fortes, qui accélèrent la décoloration en quelques lavages.
Le savon de Castille dilué fonctionne aussi bien, à condition de l'associer à un après-shampoing acide (vinaigre de cidre dilué) pour refermer la cuticule et préserver la couleur.
Pour les cheveux défrisés ou lissés chimiquement, les poudres de shikakai apportent un nettoyage en douceur sans dépouiller la fibre de ses lipides protecteurs. Espacez les lavages à trois ou quatre jours d'intervalle : plus vous lavez un cheveu traité, plus la couleur ou le lissage s'estompe vite.
Une huile essentielle de lavande ou de géranium, à faible dose, complète bien ces formules sans agresser une fibre déjà sensibilisée. Évitez en revanche les huiles essentielles d'agrumes en pleine lumière, elles peuvent accentuer la photosensibilité sur cheveux colorés.
Quel est l'impact environnemental des ingrédients de vos shampoings maison ?
Fabriquer son shampoing réduit mécaniquement les déchets plastiques liés aux flacons, mais l'impact réel dépend surtout du choix des ingrédients. Une huile de jojoba ou de coco issue d'une production locale ou équitable pèse beaucoup moins lourd sur l'environnement qu'une huile exotique transportée sur des milliers de kilomètres.
Le SCI, bien qu'il soit un tensioactif doux, reste un dérivé de la noix de coco transformé industriellement, ce qui limite sa naturalité totale malgré sa bonne tolérance cutanée. Les poudres ayurvédiques comme le reetha ou le shikakai, elles, viennent souvent d'agriculture traditionnelle et se biodégradent entièrement, un vrai atout pour qui cherche une option la plus proche du zéro déchet.
Le format solide reste l'option la plus sobre en emballage : un galet dure plusieurs semaines sans flacon, contre un shampoing liquide qui nécessite un contenant réutilisable et un nettoyage régulier. Pour limiter l'empreinte de vos recettes, achetez vos matières premières en vrac ou en grand conditionnement plutôt qu'en petites doses individuelles, et privilégiez les huiles végétales certifiées bio quand elles existent.
Comment bien conserver un shampoing maison pour éviter toute contamination ?
Un shampoing fait maison n'a pas la même durée de vie qu'un produit industriel, et c'est là que beaucoup d'apprentis DIY se trompent. Sans conservateur, toute préparation contenant de l'eau devient un terrain propice aux bactéries en quelques jours, même stockée au réfrigérateur.
Utilisez systématiquement un flacon désinfecté à l'alcool avant chaque nouvelle préparation, et évitez de transférer le produit avec les doigts : une pompe ou un bouchon verseur limite les contaminations bien mieux qu'un pot ouvert. Étiquetez chaque flacon avec la date de fabrication, un geste simple que presque personne ne fait et qui évite d'utiliser une préparation périmée sans le savoir.
Pour les formules sans conservateur, préparez de petites quantités, à consommer sous une semaine, plutôt qu'un grand lot qui traînera trop longtemps. Le shampoing solide échappe à ce problème puisqu'il ne contient pas d'eau libre : laissez-le simplement sécher entre deux usages, sur un porte-savon drainant, loin de l'humidité stagnante de la douche.

Comment adapter une recette selon les besoins du cuir chevelu (pellicules, démangeaisons) ?
Un cuir chevelu qui démange ou qui pellicule a besoin d'ajustements précis, pas d'une recette générique de plus. Les pellicules sèches réagissent souvent bien à une base neutre enrichie en huile essentielle d'arbre à thé (deux à trois gouttes maximum pour 100 ml), reconnue pour son action sur les champignons responsables des squames.
Pour les démangeaisons liées à un excès de sébum, l'argile verte diluée dans un hydrolat de romarin absorbe l'excès de gras qui nourrit ces micro-organismes. À l'inverse, un cuir chevelu sec qui tire doit éviter les argiles et privilégier l'aloe vera pur associé à une huile végétale légère comme le jojoba.
Dans tous les cas, évitez de cumuler plusieurs huiles essentielles actives dans la même recette : les associer sans discernement augmente le risque d'irritation plutôt que de régler le problème plus vite. Un test cutané reste indispensable avant toute nouvelle formule, surtout si vous avez déjà un cuir chevelu réactif.
Shampoing maison ou industriel : quels sont les vrais avantages et limites ?
Le shampoing maison gagne sur deux points concrets : la personnalisation totale des actifs et la réduction des déchets d'emballage. Vous savez exactement ce qui entre dans votre flacon, contrairement à une liste d'ingrédients industrielle souvent longue et peu lisible.
En contrepartie, la durée de conservation est le vrai talon d'Achille du DIY. Un shampoing industriel bénéficie de conservateurs testés en laboratoire et se garde des mois, alors qu'une préparation maison sans conservateur adapté périme en quelques jours. La régularité de la texture pose aussi problème : deux lots faits à la maison ne moussent jamais tout à fait pareil, ce qui demande un temps d'adaptation avant de trouver le bon dosage.
Le shampoing industriel reste plus pratique pour qui n'a pas le temps de préparer ses produits régulièrement, mais il expose souvent à des sulfates agressifs et à des parfums de synthèse. Le DIY, lui, demande un vrai investissement de temps au départ, largement compensé ensuite par le contrôle total sur la formule.
Le DIY capillaire vaut-il vraiment l'effort au quotidien ?
Fabriquer son shampoing n'est pas magique, mais c'est l'un des rares gestes où l'effort investi se traduit vraiment en résultat sur la durée. Commencez par une seule recette simple, laissez votre cuir chevelu s'adapter quelques semaines, puis ajustez.
— Cyriac
Envie d'une routine capillaire vraiment ajustée à vos cheveux ?
Une recette maison marche mieux quand elle part d'un vrai diagnostic plutôt que d'un essai au hasard. Myhair analyse l'état de votre cuir chevelu et de votre fibre à partir d'un simple scan, puis oriente vos choix d'huiles et d'actifs selon ce que vos cheveux montrent réellement, sécheresse, excès de sébum ou fibre affaiblie par une coloration.

C'est particulièrement utile si vous passez d'un shampoing industriel au naturel et que vous ne savez pas par où commencer, ou si vos premiers essais de recette maison ne donnent pas le résultat espéré. Pour affiner votre prochaine formule sur des bases concrètes plutôt qu'à l'aveugle, lancez votre diagnostic capillaire et comparez les recommandations à votre recette actuelle.
Sources
- Comment faire son shampoing maison simplement ? - Aroma-Zone
- Faire un shampoing naturel avec la poudre de reetha - La Vie Nature
- Comment réaliser un shampoing solide naturel en 5 étapes - Toutloisir
- 8 recettes naturelles de shampoing maison - Marie Claire